L'Agence Européenne de l'Environnement (AEE/EEA) a publié, le 9 mars 2010, un rapport intitulé « Distribution et ciblage du budget de la PAC dans une perspective de biodiversité ».
Le
développement d'une agriculture intensive au détriment d'une
agriculture traditionnelle accroît les pressions qui pèsent sur la biodiversité. L'UE reconnaît le rôle des terres agricoles dans la protection de la biodiversité et distingue des « terres agricoles à haute valeur naturelle », qui doivent être préservées de l'agriculture intensive.
La PAC, politique agricole commune, constitue le premier poste du budget communautaire (53 milliards d'euros par an
en moyenne). Dans le cadre du débat sur le futur de la PAC, ce rapport
examine si ces dépenses massives contribuent à protéger les terres
agricoles déclarées « à haute valeur naturelle » ou si, au contraire,
elles conduisent à les épuiser. L'étude combine une approche
territoriale au niveau européen avec différentes études de cas.
La conclusion tirée de cette étude est que la majorité des fonds sont attribués à des exploitations utilisant des procédés agricoles intensifs alors que les dépenses sont relativement très faibles dans les zones « à haute valeur naturelle ».
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