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l'agroforesterie

Film : "AGROFORESTERIE, produire autrement"

dvd

Réalisation : Fabien Liagre et Nicolas Girardin - AGROOF production - Durée 65 mn

Tourné entre 2006 et 2008, dans différentes régions de France, auprès d'agriculteurs, éleveurs, chercheurs, forestiers et professionnels du bois, le film présente un tour d'horizon des systèmes de productions agroforestiers et interroge, à la lumière du contexte actuel et futur de l'agriculture et de la filière bois, la crédibilité de ces pratiques, comme une voie de diversification possible des exploitations agricoles.

Voir la bande-annonce et
des extraits du film

 

 

L'Agroforesterie
Avril 2010 : La circulaire "agroforesterie" est parue !

Langage d'initiés qui revèle une grande évolution pour l'arbre champêtre.
L'histoire de l'agroforesterie en France est en résumé celle-ci :
-  Avant 2006, seules les cultures semées entre les arbres étaient éligibles aux aides à la surface de la Politique Agricole Commune (PAC) ;
- Entre 2006 et 2010, une parcelle boisée était admissible aux Droits à Paiement Unique (DPU) de la PAC, pour la totalité de sa surface, dès lors que le nombre d'arbres par hectare était inférieur ou égal à 50.
- La circulaire parue en avril 2010 marque une double évolution : d'une part, une parcelle agroforestière ne perd pas ses droits aux aides directes de la PAC, quelquesoit la densité d'arbres à l'hectare ; d'aure part, la circulaire crée, un financement, généralisable à la totalité des parcelles agricoles, pour l'implantation d'arbres intraparcellaires.
Pour approfondir : La page "règlementation" du bureau d'étude AGROOF

Un même chemin reste à parcourir pour que la haie champêtre dispose aussi d'un financement,
ouvert sur tout le territoire national en dehors des seules "zones" à sensibilité environnementale élevée.
Cette ouverture généraliserait la reconnaissance de l'utilité et de la multifonctionnalité de la haie champêtre en milieu agricole.

L’agroforesterie est une réponse audacieuse aux enjeux agro-économiques, agroécologiques et agrotechniques d’une agriculture moderne et résolument durable.

Plus d'informations :

www.agroforesterie.fr
www.agroof.net
www.montpellier.inra.fr
bibliographie des agroforesteries :

sur le site de l'association "mission haie auvergne"


Réconcilier Arbre & Agriculture / Économie et Écologie

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des alignements d’arbres espacés de 25 à 40 mètres sur des bandes enherbées,
dans des parcelles cultivées ou pâturées

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L’idée de l’Agroforesterie consiste à introduire des rangées d’arbres dans les surfaces dédiées à la production agricole, animale (sylvo-pastoralisme) ou végétale (agrosylviculture, pour des cultures annuelles comme pérennes).
Ce principe de complantation, que l’on trouvait sous des formes traditionnelles de pré vergers ou de joualles (arbres et vignes) est une pratique ancienne et toujours extrêmement répandue dans les pays tropicaux ou méditerranéens et dont on connaît par exemple les paysages typiques de Huertas et Dehesas espagnols ou encore de Montados portugais qui visent à limiter principalement les excès du climat : ensoleillement, pluies violentes.
L'agroforesterie trouvent toute sa justification économique et environnementale dans l’avenir et les enjeux de l’agriculture moderne : changement climatique, coûts des intrants, économie de l’eau. Cette idée toute simple, qui tient du bon sens paysan, vise à tirer le meilleur profit de la complémentarité des besoins des arbres et des cultures, à condition bien sûr que les uns et les autres soient parfaitement adaptés au terroir.
L’agro-sylvi-culture moderne tient compte des contraintes techniques liées à la motorisation des cultures (espacement des rangées d’arbres, élagage, dégagement de tournières… et optimise les nombreux intérêts économiques et environnementaux offerts par ce type d’aménagement intégré.

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Une combinaison gagnante
Une parcelle agroforestière bien conçue et bien conduite a une productivité supérieure à celle de l’assolement où chaque espèce est cultivée séparément.
Le bénéfice de cette synergie a été démontrée dans différents programmes de recherches, depuis plus de dix ans. Plus encourageant encore, ces résultats ne sont qu’à leur début.
L’augmentation de la biodiversité, l’amélioration du sol et les effets climatiques principalement dus à la présence d’arbres bonifient le potentiel de la parcelle en ce qui concerne le comportement de l’eau et la santé des végétaux. La culture et le rendement des plantes agricoles et des arbres ne peuvent qu’être optimisés, une logique simple qui va à l’encontre de bien des idées reçues.
Ainsi arbre et culture ne sont pas concurrents mais bien complémentaires.
Sur le plan économique, le rendement global d’une parcelle agrosylvicole est augmenté de 30 %. Si le rendement des cultures peut être légèrement diminué les premières années (5 % environ), celui-ci est compensé ultérieurement et bénéficie rapidement du rôle protecteur des arbres : protection mécanique et climatique au sens large et protection biologique du fait de la présence d’auxilliaires et de leur action phytosanitaire.
Pour la production de bois, ici encore le bilan est positif, on constate un accroissement supérieur des diamètres de troncs et une meilleure qualité du bois, les arbres profitent d’une faible densité de plantation et absorbent une partie des fertilisants non utilisés par les cultures.
Sur le plan environnemental, même s’il est difficile aujourd’hui de dissocier économie et impacts écologiques, les contributions des faciès agroforestiers sont multiples : diminution des intrants (fertilisants et phytosanitaires) économie et régulation de l’eau, amélioration et protection du sol, stockage du carbone, effets microclimatiques positifs et qualité des paysages agricoles.